Tout ce qu’il faut savoir sur l’arêtier

3D rendering of an architecture model 2L’arêtier peut revêtir plusieurs définitions selon son domaine d’utilisation. Mais d’une manière générale, il rejoint surtout le domaine de la construction.

En matière de charpenterie, on désigne par arêtier la pièce de bois ajustée se trouvant à l’intersection de deux combles. Il forme un angle saillant qui constituera alors l’ossature de l’arête. Au niveau du bord de fuite d’un volet, c’est cette pièce qui formera l’encoignure où viendront se rejoindre les panneaux de revêtements de l’intrados et de l’extrados. L’arêtier peut donc être défini, par extension comme étant la ligne rampante formée par deux versants de toiture à leur croisement que cette ligne soit droite ou courbe.

Une autre définition en menuiserie le désigne comme l’arête formée par deux plans inclinés permettant la tracée des pièces en trois dimensions.

À quoi sert un arêtier ?

L’arêtier revêt de multiples fonctions.

D’une part, lors de la construction d’une maison, il peut recevoir les pannes ou les poutres de bois constituant la charpente. Il est alors délardé, c’est-à-dire que les arêtes sont supprimées.

D’autre part, il peut aussi recevoir le chevron d’arêtier. Il s’agit d’une pièce en bois sur laquelle on fixe les lattes qui soutiennent la couverture de la maison. Dans ce cas, on délarde le chevron avant de le poser sur la charpente.

Une fois l’arêtier construit, il doit être habillé par des approches et des contre-approches en ardoise ou en tuile ainsi qu’une couverture en zinc ou en plomb afin de lui garantir une parfaite étanchéité.